Archive Novembre 2009
30/11/2009: Libérations: la recherche d'un pays garant est en cours.
Le Secrétaire Général de la Conférence Episcopale, monseigneur Juan Vicente Córdoba annonce que le CICR est actuellement à la recherche de la logistique et du pays garant qui permettront de mener à bien l'opération de libération de Pablo Emilio Moncayo et Josué Daniel Calvo.
Les pays évoqués sont le Brésil, le Mexique et la République Dominicaine. Le Brésil, de par sa proximité et son intervention précédente semble le plus probable d'autant qu'il s'est déjà proposé.
Piedad Cordoba, pendant ce temps est aux Etats-Unis où elle doit rester au moins 5 jours pendant lesquels elle doit participer à un grand nombre de réunions. Ceci indique que le lancement de l'opération de récupération n'est pas imminent.
27/11/2009: Un accord d'échange humanitaire en vue?
C'est ce que laisse entendre le cardinal Darío Castrillón. Il a assuré hier que le président Álvaro Uribe l'avait autorisé à dialoguer avec la guérilla des FARC en vue de rechercher les termes de l'accord humanitaire que réclame le pays.
Le cardinal a également indiqué qu'il avait eu des contacts par téléphone avec Alfonso Cano, chef de la guérilla.
26/11/2009: L'évasion de Pablo Emilio Moncayo, rumeur infondée?
Il semblerait, selon les différentes sources consultées, que l'évasion de Pablo Emilio n'ait été qu'une rumeur.
Certains observateurs avaient cependant noté des mouvements de troupes inhabituels dans le département du Putamayo, région probable de détention de Pablo Emilio. Le ministre des Armées a affirmé qu'il ne s'agissait que d'opérations normales, dans une région actuellement fort instable.
Fait troublant, on relève que Piedad Cordoba vient de prendre une position en retrait. Elle qui réclamait une réunion avec les autorités colombiennes depuis longtemps vient d'affirmer, au moment où le gouvernement lève toute entrave à ces libérations, qu'elle n'assisterait à aucune réunion et n'interviendrait qu'au moment du lancement de l'opération de libération.
25/11/2009: Il se pourrait que Pablo Emilio Moncayo se soit évadé
Gustavo Moncayo, père de Pablo Emilio, a reçu, le 23, un appel d'une radio du département de Neiva lui annonçant cette possibilité.
La radio aurait obtenu cette information d'une source militaire créditée d'une haute crédibilité. Selon cette source, l'armée aurait intercepté des communications des FARC faisant état de cette fugue.
Actuellement, rien ne permet de confirmer la réalité de cette information qui peut être une manoeuvre d'intoxication, aussi bien de la part de l'armée que des FARC.
On note que c'est justement maintenant que le gouvernement colombien lève les entraves qu'il maintenait pour retarder le processus de libération. Il serait prêt à lancer des opérations de recherche de Pablo Emilio Moncayo, ce qui n'est pas forcément rassurant...
16/11/2009: Le Chef des FARC insiste pour un échange humanitaire
Dans un document envoyé à un forum dirigé par la sénatrice Piedad Córdoba, dans la ville de Cali, Alfonso Cano insiste pour un échange humanitaire qui, selon lui ouvrirait la porte à une solution politique au conflit.
Il réaffirme la volonté des FARC de libérer Pablo Emilio Moncayo et Josué Calvo Sanchez, indiquant que la seule chose que le gouvernement colombien ait à faire est d'autoriser la récupération.
COMMUNIQUE DE LA FICIB: "Caravane de la Liberté"
A l'instigation de Herbin Hoyos, journaliste colombien, une caravane de motards colombiens parcourt Espagne, France et Italie entre les 09/11 et 15/11/2009. Le but annoncé de cette manifestation est de sensibiliser de nouveau les pays européens à la cause des otages...
La FICIB avait proposé sa participation à l'organisateur. Celui-ci n'a pas daigné répondre. On est donc fondé de penser que l'exposé de nos buts et motivations ne l'a pas convaincu de la coïncidence de nos objectifs.
Ce coup de projecteur, dirigé par des colombiens, sur une noble cause à caractère très général, a aussi pour effet, sans doute involontaire, de rejeter dans l'ombre les graves problèmes de Droit Humain qui perdurent en Colombie.
C'est pourquoi la FICIB publie un communiqué indiquant sa position vis à vis du drame que vivent les colombiens.
Voir communiqué