FICIB : Fédération Internationale des Comités Libertad
Actualisé 08/03/2010 17:30
NOUVELLE CAMPAGNE FICIB: du 21 décembre 2009 au 29 mai 2010
08 mars 2010: Les FARC publient enfin un communiqué sur les libérations:
Le secrétariat d'État-Major Central des FARC vient de publier sur Anncol un communiqué précisant les conditions requises pour la libération de Pablo Emilio Moncayo, de Josué Daniel Calvo Sanchez et la remise de la dépouille du Major Ernesto Guevara. Ce sont:
1 - La publication du texte des protocoles de sécurité.
2 - La présence de Piedad Córdoba, du CICR, de l'Eglise Catholique, de Gustavo Moncayo et de Emperatriz Guevara.
La guérilla informe également que Josué Daniel Calvo demeure malade au point de devoir être transporté par les guérilleros au milieu d'opérations militaires.
Ndlr: On note que les exigences des FARC demeurent les mêmes et que les deux points précisés ici n'ont pas été complètement et explicitement acceptés par le Gouvernement colombien, malgré ce qu'il persiste à affirmer.
Ces précisions montrent bien que les dates de libérations avancées par certaines parties étaient plus fondées sur des espérances que sur des éléments concrets.
Lors de sa capture, le 20 avril 2009, Josué Daniel Calvo Sanchez était blessé aux deux jambes. Il semblerait, selon les termes employés dans le communiqué, que ce soit de cela qu'il ne se soit toujours pas remis.
Voir le communiqué: => ici
06 mars 2010: Selon Piedad Córdoba, le processus des libérations se déroule normalement:
Piedad Córdoba indique qu'il y a accord sur le protocole des garanties et que la semaine prochaine, probablement, les FARC fourniront les coordonnées du lieu des libérations.
Elle précise qu'à partir de ce moment là, il faudra un délai de 8 à 10 jours à la commission brésilienne pour organiser la logistique de l'opération.
Ndlr: On a de quoi être étonné des déclarations confuses de Piedad Córdoba qui affirmait, il y a 4 jours, que les libérations auraient lieu entre le 12 et le 16 mars, mais qui, si on compte bien, indique qu'elles ne pourront pas avoir lieu avant la période du 18 au 20 mars. En effet, elle a affirmé précédemment que les coordonnées arriveraient le 10 mars auquel on doit ajouter le délai supplémentaire de 8 à 10 jours annoncé aujourd'hui.
05 mars 2010: Les opérations militaires ne seront pas suspendues avant les élections du 14 mars:
Le Gouvernement colombien considère qu'il n'est pas acceptable de cesser les opérations militaires qui protègeront le processus électoral du 14 mars, même pour permettre la libération des deux séquestrés des FARC.
Le Ministre de la Défense, Gabriel Silva Luján, a indiqué que le Gouvernement avait notifié à la Croix Rouge, seul interlocuteur reconnu, cette inconvenance d'une libération au cours du week-end des élections législatives. Il a en même temps précisé que la Croix Rouge n'avait du reste pas adressé de requête officielle pour procéder à l'opération à ce moment là.
ndlr: C'est bien ce que nous pressentions dans notre précédente note. Il est même vraisemblable que le Gouvernement colombien n'autorise d'annonce officielle de lancement du processus des libérations qu'après les élections.
01 mars 2010: Piedad Córdoba annonce que les libérations auront lieu entre le 12 et le 16 mars:
La sénatrice Piedad Córdoba vient d'annoncer que les FARC avaient fixé la date des libérations entre les 12 et 16 mars.
Les coordonnées exactes des lieux de libération de Pablo Emilio Moncayo et de Josué Daniel Calvo, et de la remise de la dépouille du Major Julián Enersto Guevara seraient fournies le mercredi 10 mars.
ndlr: Les élections législatives colombiennes vont avoir lieu le 14 mars. La mobilisation de la force publique pour assurer la sécurité de ces élections va rendre difficile l'application des garanties de sécurité avant le 16 mars. C'est donc cette dernière date du 16 qui serait la plus vraisemblable.
Il convient tout de même d'être prudent avec les annonces de Piedad Córdoba. En effet, elle affirmait, le 24 février dernier, que les FARC allaient publier un communiqué "dans les heures qui viennent". On n'a toujours pas vu paraître ce communiqué, ce qui montre, et ce n'est pas la première fois, une distorsion entre ses annonces et la réalité de ce que font les FARC.
24 février 2010: Piedad Cordoba va demander aux FARC d'ajourner les libérations
La sénatrice Piedad Córdoba vient d'annoncer qu'elle allait demander aux FARC, par l'intermédiaire du groupe "Colombianos y Colombianas por la Paz", d'ajourner les libérations pour les reporter après les élections législatives du 14 mars.
Elle a expliqué que cette demande était justifiée par les accusation portées à son encontre par le Président Uribe d'utiliser les libérations à des fins électorales. Elle demandera donc aux FARC que les libérations aient lieu entre le 15 et le 20 mars.
La sénatrice a également annoncé que dans les heures qui viennent, un communiqué des FARC spécifierait la composition de la délégation à laquelle seront remis les séquestrés.
Ndlr: La présence d'une commission technique brésilienne en Colombie, annoncée hier, a été démentie par le Commissaire pour la Paix, Frank Pearl.
23 février 2010: Une commission technique brésilienne serait déjà en Colombie:
Le secrétaire général de la Conférence Épiscopale Colombienne, monseigneur Juan Vicente Córdoba, a révélé que la commission brésilienne chargée d'étudier et de coordonner les moyens techniques nécessaires à l'intervention des hélicoptères était déjà en Colombie.
Grâce aux indications générales de zones de libération envisagées, fournies par Piedad Córdoba, la délégation serait actuellement sur le terrain, en train d'évaluer les nécessités techniques requises. Il y aurait également déjà une coordination établie avec l'Armée de l'Air colombienne en vue du commencement de l'opération.
ndlr: Si ces informations sont exactes (on n'a guère de raisons d'en douter), il se pourrait que le lancement de l'opération de libération soit maintenant très proche.
Il est important que cela intervienne très rapidement, faute de quoi, l'organisation de la sécurité des élections législatives colombiennes du 14 mars repousserait l'opération , sans doute...à plus tard.
20 février 2010: Pour Piedad Córdoba, il ne manque que les coordonnées du lieu de libération:
Hier soir, Piedad Córdoba se montrait optimiste et pensait que les FARC allaient publier, dans les heures qui viennent, un communiqué - selon elle, déjà prêt - annonçant leur accord sur la médiation du Brésil et sur les protocoles de sécurité définis par le Gouvernement et le CICR.
Elle a assuré que ces protocoles indiquaient clairement la garantie qu'il n'y aurait pas de survols ni de bombardements, encadraient la possibilité du retrait des forces publiques de la zone de libération 36 heures avant l'opération, et contenaient d'autres détails de moindre importance.
Dans ces conditions, la sénatrice considère que maintenant, on attend seulement que la guérilla fournisse les coordonnées du lieu de libération.
Ndlr: On attend aussi la date...
19 février 2010: Il reste encore à finaliser des détails du protocole de sécurité des libérations:
Hier, en fin d'après-midi, les représentants du Gouvernement colombien, du CICR, de "Colombianos y Colombianas por la Paz", du Gouvernement brésilien, et de l'Église Catholique se sont réunis pendant plus de trois heures.
A l'issue de cette réunion, Christophe Béney, délégué du CICR, a informé qu'il restait encore à finaliser certains détails relatifs au protocole de sureté de l'opération des libérations.
Selon lui: "Il y a beaucoup de détails qui manquent pour tout lisser. La fois précédente, il y a eu quelques soucis avec la question des survols, ce qui a généré une certaine méfiance..."
Finalement, il a indiqué qu'il y aurait une prochaine réunion des parties, de laquelle il attend que tous les détails soient définis afin de garantir le succès de l'opération.
ndlr: La présence de l'ambassadeur du Brésil à cette réunion semblerait indiquer que le processus est en bonne voie.
17 février 2010: Le ministre de la défense s'engage sur des garanties lors de l'opération de libération:
Le ministre de Défense, Gabriel Silva Luján a affirmé hier qu'il offrait toutes les garanties pour l'opération de libération de Pablo Emilio Moncayo et de Josué Daniel Calvo. Il a assuré que le Gouvernement ne mettait pas d'obstacles à la libération des deux séquestrés mais qu'au contraire, il était facilitateur et garant d'une libération aussi rapide que possible.
Par ailleurs, Le secrétaire de la Conférence Épiscopale, monseigneur Juan Vicente Córdoba, a annoncé que demain il aurait une réunion avec les délégués du Comité International de la Croix-Rouge, avec le Commissaire pour la Paix, Frank Pearl, et avec la sénatrice Piedad Córdoba. Le but de la rencontre est de finaliser certains détails de l'opération.
ndlr: Il semblerait qu'enfin on avance, toutefois, il manque encore, d'une part, la publication du contenu du document des garanties accordées et de l'accord pour la participation de Gustavo Moncayo (exigences des FARC); et d'autre part, la communication par les FARC des coordonnées du lieu (ou des lieux) de libération.
13 février 2010: Piedad Córdoba tente de lever le dernier blocage aux libérations et reçoit l'appui Luis Eladio Pérez:
Piedad Córdoba vient d'annoncer qu'un brouillon de document listant les conditions de sécurité à garantir pour l'opération des libérations était prêt.
Pour elle, il est essentiel qu'il n'y ait pas de survols de la zone de libération comme lors de l'opération précédente et qui avaient failli la faire capoter.
Ce document doit encore être analysé par le Ministre de la Défense et par les membres de l'Église Catholique afin de pouvoir faire avancer rapidement le processus.
Pour sa part, l'ex-otage des FARC, Luis Eladio Pérez, a dit que si les FARC avaient bien l'obligation de libérer les séquestrés sans conditions, le Gouvernement ne devait pas mettre d'entraves aux libérations unilatérales en posant en permanence des conditions dont il sait pertinemment que les FARC ne les accepteront pas.
Ndlr: On verra dès la semaine prochaine, sans doute lundi ou mardi, si le Gouvernement prend enfin une position sans ambiguité sur les garanties accordées et lève ainsi le blocage du processus.
09 février 2010: Le Commissaire pour la Paix affirme que le Gouvernement donnera toutes les garanties nécessaires:
Suite à la déclaration de Piedad Córdoba, le Haut Commissaire pour la Paix, Frank Pearl, a affirmé que le Gouvernement offrait toutes les garanties nécessaires aux FARC pour l'opération de libération. Il a indiqué que le ministre colombien de la Défense, Gabriel Silva, et le commandant des Forces Militaires, le général Freddy Padilla, s'étaient réunis avec des délégués du CICR pour vérifier les protocoles de sécurité de l'opération.
Selon lui, il ne manque que les informations des FARC, indiquant les coordonnées du lieu de libération.
Il a précisé également que le Brésil avait déjà confirmé sa disposition à fournir la logistique nécessaire à l'opération.
ndlr: Dans cette déclaration, Frank Pearl ne précise pas si les détails des garanties offertes seront rendus publics comme l'exigent les FARC.
Faute de cette publication, on pourrait bien assister encore pendant un certain temps à cette forme de dialogue de sourds.
07/02/2010: Piedad Córdoba affirme que les libérations peuvent se produire ce mois-ci
Hier, la sénatrice Piedad Córdoba a expliqué qu'il ne manquait qu'un document public détaillant les protocoles de sécurités qui devront être respectés pour garantir le bon déroulement de l'opération.
Selon elle, le Groupe "Colombianas y Colombianos por la Paz" devrait tenir une réunion avec la Croix Rouge et le Commissaire pour la Paix pour définir les termes de ce document avant publication.
Elle assure que les coordonnées du site des libérations pourraient alors être fournies par les FARC sous deux ou trois jours. Le Brésil serait le pays fournisseur de la logistique
ndlr: Ce qui reste étonnant, ce n'est pas cette information, c'est le temps qu'il a fallu pour que ce point soit enfin précisé par un des gestionnaires du processus.
Voir notre article précedent, daté du 18 janvier.
18/01/2010: Pour Anncol, pas de libérations sans garanties publiques de sécurité pour la guérilla.
En l'absence de communiqué des FARC, Anncol, vecteur de communication de la guérilla, donne des indications sur les raisons de la stagnation du processus. Selon l'agence, les garanties de sécurité telles que demandées par le Secrétariat des FARC dès avril 2009 n'ont toujours pas été données par le Gouvernement colombien.
Anncol indique que dès qu'il y aura une totale transparence sur les garanties accordées, les FARC pourront certainement fournir les coordonnées du lieu de libération.
ndlr: Dans leur communiqué daté du 26 avril 2009, les FARC exigeaient: "Les protocoles qui garantissent la sécurité des unités de la guérilla participant à ces événements doivent être connus publiquement et antérieurement."
La guérilla justifiait cette exigence par les violations des garanties de sécurité par l'armée, lors de l'opération des libérations précédentes.
On note qu'effectivement, aucune information sur ces garanties n'a encore été diffusée publiquement.
16/01/2010: Le Brésil réaffirme sa disposition à participer aux libérations:
Ce vendredi, l'ambassadeur du Brésil en Colombie, Valdemar Carneiro Leao, a réaffirmé que son pays était prêt à collaborer à la libération des captifs des FARC. Pour cela, son pays n'attend que l'aval des parties intervenant dans le processus.
Il a précisé que la participation envisagée était, comme lors de son intervention précédente, la mise à disposition d'hélicoptères et de leurs équipages.
Carneiro Leao a confirmé qu'il y avait bien eu des contacts à cet effet, mais que son pays n'avait pas reçu de demande officielle.
Selon lui, dans les prochains jours, les gestionnaires du processus devraient annoncer quel pays a été retenu pour fournir la logistique.
ndlr: Pour redémarrer le processus, il manque notamment un communiqué des FARC annonçant leur accord officiel sur la participation du Brésil.
11/01/2010: Carlos Lozano conteste l'affirmation que les FARC ont refusé la participation du Brésil:
Carlos Lozano, directeur de l'hebdomadaire Voz et membre de "Colombianas y Colombianos Por la Paz" prétend que le rejet du Brésil par les FARC correspond à une situation passée. Pour lui, l'absence de communiqué officiel de la guérilla en ce sens ne permet pas d'éliminer le Brésil comme garant éventuel.
D'autres sources rapportent que Piedad Córdoba a bien indiqué au Gouvernement colombien que les FARC allaient refuser le Brésil. Le Gouvernement, pour prendre en compte cette information, attendrait un communiqué officiel de la guérilla.
Par ailleurs, ces sources relèvent que les autres solutions proposées - Argentine ou Suède - sont difficilement viables, et font entrer le processus dans une phase délicate.
ndlr: Si cette situation de doute perdurait, le Gouvernement colombien pourrait s'appuyer sur ce manque de clarté entre les positions des FARC et de Piedad Córdoba pour annuler le processus et leur en attribuer l'échec.
Les FARC n'ignorent certainement pas ce risque, et si elles souhaitent effectivement que les libérations interviennent au plus tôt, on devrait les voir diffuser très rapidement un communiqué permettant une relance.
10/01/2010: Les FARC auraient refusé le Brésil comme garant du processus des libérations:
C'est ce qu'a révélé ce samedi Semana, hebdomadaire d'analyse colombien. Selon l'hebdomadaire, fin décembre, à la grande surprise des gestionnaires du processus, et alors que tout semblait bien défini, les FARC se sont prononcées contre le choix du Brésil comme garant de l'opération. La guérilla a alors proposé l'Argentine ou la Suède pour remplir ce rôle.
L'ambassadrice de Suède, Lena Nordström, contactée par le Gouvernement colombien, aurait assuré de la disposition de son pays à collaborer.
ndlr: Ces révélations expliquent effectivement toutes les informations diffusées depuis le 18 décembre, date à laquelle on a appris que le processus allait prendre au moins un mois de retard.
Ce refus des FARC d'accepter le Brésil pourrait être dû aux incidents intervenus lors des dernières libérations auxquelles il participait. On s'étonne cependant que la guérilla n'ait pas informé plus tôt de cette décision
04/01/2010: Recherche d'un pays européen comme garant du processus des libérations:
Piedad Córdoba a précisé hier que malgré les affirmations du Président Álvaro Uribe, le protocole de sécurité n'était pas encore acceptable. Il devrait notamment y avoir une réunion entre le ministre de Défense, Gabriel Silva et la Croix-Rouge pour définir les protocoles de sécurité incluant, entre autres garanties, l'arrêt des vols et et des opérations militaires dans la zone où se produira la libération.
Elle estime donc que les libérations ne pourront intervenir, au mieux, que début février.
Par ailleurs, Piedad Córdoba a révélé qu'actuellement, les garants des libérations recherchaient la participation d'un pays autre que le Brésil pour renforcer la mission. " Il vaut mieux se tourner vers l'Europe pour éviter plus de contradictions " a-t-elle dit.
Bien qu'elle n'ait pas donné de nom, certains avancent que ce pays pourrait être la France ou la Suisse. ndlr: On a aussi relevé dans El Pais Vallenato: "Pour sa part Iván Cepeda, membre de l'organisation "Colombianos y Colombianas Por la Paz", a affirmé qu'ils attendaient une décision définitive du Gouvernement National pour que s'accélère la remise de Pablo Emilio Moncayo, Josué Daniel Calvo, de José Libio Martínez et des restes du major Julián Guevara."
29/12/2009: Le Commissaire pour la Paix optimiste quant aux avancées du processus des libérations.
En contraste avec les annonces du Président Uribe, le Commissaire pour la Paix, Frank Pearl, a analysé la demande de protocole de garanties des FARC comme une bonne nouvelle confirmant leur volonté de poursuivre le processus de libération.
Pearl a indiqué que lorsque le protocole de sécurité serait défini, la sénatrice Piedad Córdoba transmettrait ces informations aux FARC, et, avec leur accord, le processus pourrait se poursuivre.
Après une réunion tenue le 24 décembre entre le Commissaire pour la Paix, la sénatrice Piedad Córdoba, l'Église Catholique et le Comité International de la Croix-Rouge, il reste quelques points de divergence, notamment à propos de la participation de Gustavo Moncayo à laquelle ni le Gouvernement, ni la Croix Rouge ne sont favorables.
Le pays garant n'aurait, en outre, pas encore été choisi.
ndlr: Il se pourrait que le pays envisagé ne soit pas le Brésil. Lors de sa participation précédente, il avait été retenu beaucoup plus rapidement. Par ailleurs, il est probable que les deux captifs ne soient pas détenus au même endroit, rendant ainsi l'opération plus complexe.
28/12/2009: Les FARC réclament un protocole de garanties pour les libérations.
Dans un communiqué diffusé aujourd'hui par Anncol, la guérilla des FARC réaffirme sa volonté de libérer Pablo Emilio Moncayo et Josué Daniel Calvo, et de restituer la dépouille de Juan Ernesto Guevara.
Elle réclame un protocole précisant les garanties officielles permettant d'éviter des provocations comme intervenues lors d'une précédente opération de libération.
La guérilla re-précise également que la coordination se fera par l'intermédiaire de Piedad Córdoba et que Gustavo Moncayo devra participer à la mission.
ndlr: Ce communiqué, bien que non daté, a été émis très récemment. Il vient donc rassurer sur le sort se Pablo Emilio Moncayo
27/12/2009: Le processus des libérations se poursuit:
La sénatrice Piedad Córdoba a annoncé que le processus des libérations se poursuivait et qu'on recherchait actuellement les conditions permettant de faire progresser la situation. Elle a expliqué que toutes les garanties n'avaient pas encore été fournies, mais qu'il y avait bon espoir de remplir dans les prochains jours toutes les conditions requises pour les libérations.
Elle a assuré que les opérations militaires menées actuellement dans le sud du pays, suite à l'assassinat du Gouverneur du Caquetá, ne constituaient pas un obstacle à la récupération des séquestrés puisqu'elles pouvaient être suspendues durant l'opération de récupération.
Selon elle, le pays garant du processus n'aurait pas encore été choisi, démentant ainsi que le Brésil ait été déjà retenu.
26/12/2009: L'Eglise catholique pourrait tenir en Europe une réunion avec le chef des FARC.
Le Cardinal colombien Darío Castrillón a fait cette annonce hier depuis le Vatican. Il a indiqué que la proposition de rencontre en Europe avait été faite il y a quelque temps à Alfonso Cano, chef de la guérilla des FARC. Il a précisé que cette rencontre, destinée à initier des dialogues de paix, avait reçu l'aval du Président Álvaro Uribe.
Alfonso Cano n'a pas encore répondu à cette offre de rencontre qui nécessiterait la délivrance d'un sauf-conduit de la part du Gouvernement colombien.
Ndlr: Cette annonce, dont la seule nouveauté est qu'elle pourrait se tenir en Europe, intervient juste après la quasi-congélation du processus de libération de Pablo Emilio Moncayo et Josué Daniel Calvo. L'Eglise Catholique rappelle ainsi au Président colombien que pour progresser vers une solution au conflit, il ne pouvait en permanence remettre en cause ses propres engagements.
23/12/2009: L'assassinat d'un Gouverneur, attribué aux FARC, compromet les possibilités de libérations:
Le Gouverneur du Caquetá, Luis Francisco Cuéllar, enlevé à son domicile dans la nuit de lundi par des hommes vêtus de l'uniforme du groupe d'élite anti-enlèvements, le GAULA, a été retrouvé assassiné hier soir.
Suite à son enlèvement, immédiatement attribué à la guérilla des FARC, le Président colombien, Álvaro Uribe, avait donné l'ordre aux forces militaires de tout entreprendre pour le libérer ainsi que tous les autres captifs des FARC.
Après l'annonce d'opérations militaires pour tenter de libérer les séquestrés, le CICIR a annoncé qu'il ne pouvait plus intervenir dans le processus des libérations. Il a insisté sur le fait que son action devait être neutre et entourée de garanties de sécurité, mais que les actions militaires l'empêchaient de gérer le processus de récupération de Pablo Emilio Moncayo et Josué Daniel Calvo.
Le CICR attend actuellement d'éventuels contacts avec le Gouvernement colombien pour re-définir sa position dans le processus des libérations.
Le 21 décembre 2009, Pablo Emilio Moncayo et José Libio Martinez ont entamé leur 13ème année de captivité aux mains de la guérilla des FARC.
18/12/2009: Piedad Córdoba affirme que les libérations n'auront pas lieu avant au moins un mois.
Piedad Córdoba, dans une déclaration faite hier au quotidien El País, a affirmé que toutes les garanties n'avaient pas été données par le Gouvernement pour permettre d'avancer dans le processus des libérations. Elle a dit:"Tout le monde peut célébrer les 24 et 31 tranquille, nous commençons à peine le processus qui durera au moins encore un mois", sans donner plus de détails.
Ndlr: Cela contredit le Secrétaire de la Conférence Episcopale qui avait affirmé que les préparatifs étaient dans leur phase finale, et le Gouvernement qui avait assuré que toutes les garanties avaient été données.
Il semblerait que tant du côté du Gouvernement (tractations avec le pays garant anormalement longues) que du côté des FARC (exigences de garanties autres que celles déjà fournies, bien que le CICR veille à la définition d'une sécurité sans faille) on cherche à gagner du temps.
On ne peut que s'intérroger sur les raisons réelles des tergiversations des deux parties.
16 décembre 2009: Il reste encore à finaliser les détails techniques et logistiques dans le processus des libérations:
Suite à une réunion tenue avec un délégué de la Croix Rouge Internationale et la sénatrice Piedad Córdoba, le secrétaire de la Conférence Episcopale, monseigneur Juan Vicente Córdoba a affirmé que le processus des libérations était entré dans sa phase finale.
Bien qu'il n'ait pas de certitude sur le jour exact de l'opération, il s'est dit confiant que ce soit avant la fin de l'année.
Il a expliqué que ce qui restait à finaliser était la logistique des transports, équipages, techniciens et la reconnaissance du terrain. D'une façon générale, toute la partie technique, opérationnelle et logistique reste à préciser.
Selon Consuelo González, ex-otage, le président colombien, au cours d'un entretien qu'elle a eu avec lui, aurait dit attendre que se concrétisent les négociations avec le Brésil pour connaître la date des libérations.
15/12/2009: Selon Álvaro Uribe, le Gouvernement colombien a respecté toutes les exigences des FARC:
Le président colombien, Álvaro Uribe a réaffirmé hier, lors d'une réunion à Medellín, avec des familles de séquestrés, que le gouvernement colombien avait complètement respecté les exigences de la guérilla des FARC afin que les séquestrés soient libérés.
Quelques instants auparavant, le Commissaire pour la Paix, Frank Pearl, s'était également déclaré confiant quant à une prompte libération des séquestrés. Il a indiqué que le gouvernement était dans l'attente des informations nécessaires à la poursuite du processus, permettant, dans les dix ou quinze jours suivant, que les captifs soient de retour dans leurs foyers. ndlr: Il manque actuellement comme informations, le pays garant et apporteur de logistique, et les coordonnées du(des) lieu(x) des libérations.
10/12/2009: Gustavo Moncayo candidat à un poste de sénateur aux élections de mars 2010:
Le "Caminante Por la Paz", Gustavo Moncayo, père de l'otage des FARC, Pablo Emilio, a révélé qu'il briguerait un siège de sénateur aux prochaines élections de mars 2010.
Il a indiqué que, bien qu'inscrit sur la liste du "Polo Democrático Alternativo", proche de ses propres orientations, il entendait néanmoins suivre une ligne quelque peu indépendante.
Il a pour objectif annoncé de poursuivre plus efficacement sa lutte pour la libération de tous les séquestrés, pour les déplacés et pour la paix en Colombie.
Gustavo Moncayo s'est rendu célèbre par ses longues marches de sensibilisation au drame des otages, à travers la Colombie et le Venezuela, par ses rencontres avec différents Chefs d'Etats d'Amérique Latine, et en Europe par son périple, organisé par la FICIB "La Caravane de la Paix".
=>Voir le site Internet qui lui est dédié.
08/12/2009: Le pays médiateur des libérations sera connu dans les tout prochains jours
Le Secrétaire Général de la Conférence Episcopale, Monseigneur Juan Vicente Córdoba, a annoncé avoir été informé par la Croix Rouge qu'au courant de cette semaine, ou au plus tard au début de la prochaine, serait proposé le pays retenu comme garant et apporteur de logistique pour l'opération de libération des séquestrés.
Après l'annonce officielle du nom du pays retenu par le CICR, le Gouvernement et les FARC devront donner leur accord sur ce pays afin de permettre la poursuite du processus.
03/12/2009: Le Brésil propose ses bons offices pour les libérations
L'ambassadeur du Brésil en Colombie, Valdemar Carneiro Leao vient de confirmer l'offre de participation de son pays comme garant et fournisseur de la logistique pour l'opération de libération de Pablo Emilio Moncayo et Josué Daniel Calvo.
Il a précisé que cette participation ne pouvait se faire que si le Gouvernement colombien en faisait la demande formelle et que les FARC étaient d'accord.
Il semblerait qu'on s'achemine, comme lors de l'opération de libération précédente vers la participation des hélicoptères et équipages des forces armées brésiliennes.
02/12/2009: Le CICR a déjà des contacts avec les FARC et un des pays susceptibles de servir de garant:
A l'issue de la réunion qui s'est tenue hier entre la Croix Rouge, l'Eglise et le Gouvernement, il a été confirmé que la gestion du processus des libérations pouvait se poursuivre. Christophe Beney, délégué de la Croix Rouge, a indiqué avoir reçu des garanties sur les conditions de sécurité de l'opération et sur la position du Gouvernement qui ne devrait plus changer.
Il a aussi affirmé qu'il y avait déjà des contacts confidentiels aussi bien avec la guérilla qu'avec un pays susceptible d'être garant et de fournir hélicoptères et équipages.
Piedad Cordoba, qui devrait rentrer des Etats-Unis en fin de semaine dira sans doute alors si elle dispose ou non des coordonnées du lieu de libération.